Andreea Ioana Zota
École de criminologie
Direction : Jo-Anne Wemmers
Sujet : Reconnaissance, victimisation et réconciliation : les limites sociales et politiques du soutien aux peuples autochtones au Canada
Projet
Le projet doctoral d’Andreea Zota porte sur les conditions sociales et politiques de la reconnaissance de la victimisation autochtone au Canada. À la croisée de la criminologie et de la psychologie sociale, il vise à mieux comprendre pourquoi la reconnaissance des injustices historiques et contemporaines vécues par les peuples autochtones se traduit difficilement par un appui à des mesures concrètes de réparation et de réconciliation.
S’appuyant sur une méthodologie mixte combinant sondages, expériences, groupes de discussion et analyses de données d’opinion publique à grande échelle, sa thèse examine les facteurs qui favorisent ou limitent la reconnaissance des torts passés et présents envers les peuples autochtones. Elle s’intéresse notamment au rôle des interventions informationnelles, des représentations de la victimisation, du contact intergroupe et des transformations démographiques locales dans la formation des attitudes envers la réconciliation.
Ses travaux visent à mieux comprendre les obstacles à l’appui public aux politiques réparatrices et à éclairer les pratiques de sensibilisation ainsi que les politiques publiques en matière de réconciliation.
Biographie
Andreea Zota est doctorante en criminologie à l’Université de Montréal et récipiendaire de bourses doctorales du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) et du Fonds de recherche du Québec (FRQ). Ses recherches portent sur la reconnaissance de la victimisation, les processus de réparation et de réconciliation, ainsi que les liens entre justice, colonialisme de peuplement et inégalités sociales.
Parallèlement à ses activités de recherche, elle est criminologue-coordonnatrice au Centre de justice pour les victimes d’actes criminels (CJVAC), où elle contribue au développement de services sociojuridiques interdisciplinaires destinés aux personnes victimes et à l’amélioration de leur accès à la justice. Son parcours se caractérise par une volonté constante d’articuler recherche, enseignement et pratique autour des enjeux de justice sociale, de reconnaissance des préjudices et d’accès à la justice.
Elle enseigne à l’École de criminologie de l’Université de Montréal et participe activement à la diffusion des connaissances auprès des milieux de pratique, des décideurs publics et du grand public.