Rebecca Ostiguy
École de criminologie
Codirection : Rémi Boivin et Étienne Blais, École de criminologie
Sujet : Les liens entre l’appropriation du territoire, l’exposition à la victimisation et le sentiment de sécurité en milieu urbain
Projet
Ce projet doctoral vise à comprendre pourquoi, à caractéristiques territoriales similaires, les individus présentent des niveaux différenciés d’exposition à la victimisation ainsi que des variations dans leur sentiment de sécurité, dans un contexte marqué par une attention accrue aux enjeux de sécurité publique et de cohabitation urbaine.
Le projet s’inscrit à l’intersection de la géographie et de la criminologie et propose de faire dialoguer une approche dite « classique » du territoire, souvent centrée sur ses dimensions physiques et relativement statiques, avec une perspective plus « humaniste », attentive aux expériences vécues, aux pratiques quotidiennes et aux interactions concrètes avec l’espace urbain.
Le projet repose sur le concept d’appropriation du territoire urbain, compris comme l’articulation entre l’attachement au lieu (sentiment d’appartenance, identité territoriale) et les pratiques spatiales quotidiennes (déplacements, usages de l’espace public, ancrage résidentiel). Cette perspective permet de mieux saisir comment les individus construisent leur rapport à la ville et comment celui-ci structure, en retour, leur exposition aux contextes de victimisation et leur sentiment de sécurité.
Biographie
Rebecca Ostiguy est doctorante en criminologie à l’Université de Montréal et récipiendaire de la Bourse d’études supérieures du Canada (BÉSC). Ses recherches portent sur le renouvellement de la conceptualisation du territoire afin de mieux comprendre les dynamiques de violence urbaine et d’éclairer les politiques publiques en matière de sécurité urbaine. Avant son doctorat, elle a travaillé sur la criminalité en temps de pandémie ainsi que sur sa distribution spatiale. Ses recherches ont fait l’objet de publications scientifiques et de présentations dans divers congrès internationaux. En parallèle de sa thèse, elle occupe le poste de coordonnatrice à la Chaire de recherche sur la prévention de la violence armée, où elle collabore avec des chercheures et des chercheurs, des étudiantes et des étudiants et des partenaires issus des milieux de pratique.